Qui le sait ? la France possède le deuxième domaine maritime au monde. Etendu sur trois océans, dans huit des soixante-quatre grands écosystèmes planétaires et abritant 10% des écosystèmes récifo-lagonaires ainsi que 20% des atolls mondiaux, ce domaine requière de nouveaux outils de conservation et une meilleure protection des sites.
Le constat aujourd’hui en France est un réseau d’AMP (Aires Marines Protégées) très pauvre par rapport à l’étendue du domaine maritime et aux différents réseaux développés mondialement. C’est autour de ces préoccupations que s’est réuni un auditoire de 350 personnes de milieux professionnels variés (gestionnaires d’AMP, chercheurs, étudiants, pêcheurs, ONG, élus locaux, …) à l’occasion du 1er Colloque National sur les Aires Marines Protégées. L’interface terre/mer, l’approche participative, la sensibilisation du public et les moyens financiers ont été les mots clefs de ce 1er colloque et représentent les paramètres fondamentaux dans la mise en place des AMP en France.
En attendant la prochaine édition du colloque en 2009, plusieurs projets prometteurs sont à suivre : l’avancée du parc marin de la Mer d’Iroise, la création d’un parc de la Côte Vermeille (Banyuls sur mer, Pyrénées-Orientales), les AMP associées aux estuaires (Gironde, Nord Pas de Calais…), le classement à l’Unesco de zones en Nouvelle Calédonie et l’accord signé entre la Polynésie Françaises et l’Agence des Aires Marines Protégées. |