Goro Nickel, filiale du géant Brésilien Valé, et les populations kanakes opposées à son usine chimique de traitement de nickel en Nouvelle-Calédonie ont signé ce week-end un accord, dans lequel l'industriel s'engage à financer le développement durable à hauteur de 84 millions d’euros sur les trente ans à venir.
L'usine Goro Nickel, d'une capacité de 60.000 tonnes de nickel et 5.000 tonnes de cobalt, est implantée dans une région à la biodiversité marine et terrestre exceptionnelle. D'un coût de 3,2 milliards de dollars US, elle entrera en production au cours du premier trimestre 2009.
Sur le volet environnemental, l'accord prévoit la création d'un comité consultatif coutumier environnemental qui ne pourra donner qu’un avis à l’industriel et aux élus locaux. Le comité aura la possibilité de commander des expertises, dans les limites budgétaires accordées par Goro. Huit techniciens « originaires des tribus » seront formés et rémunérés par l’industriel pour surveiller les impacts écologiques. Enfin, une pépinière verra le jour et mettra en œuvre un plan de reboisement grâce aux 250 000 à 500 000 plants qu’elle produira chaque année.
Sept associations écologistes de Nouvelle-Calédonie réservent leur position sur cet accord, conclu uniquement avec les populations kanakes, et sur lequel elles ont indiqué "ne pas avoir été associées".
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