Les plantes migrent en altitude avec le changement climatique pour conserver les températures nécessaires à leur survie. C’est le résultat d’une étude menée par des chercheurs d’AgroParis Tech – l’Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement – de l’Université Catholique du Chili et du CNRS sur des milliers d’inventaires floristiques réalisés dans toutes les forêts des montagnes françaises depuis le début du 20ème siècle. Selon l’étude, une montée significative des espèces en altitude affecte la majorité des plantes, de l’ordre de 29 m par décade. Toutefois, toutes les espèces ne migrent pas à la même vitesse : les espèces végétales à durée de vie courte, comme les herbacées, ont tendance à migrer plus vite en altitude que les espèces végétales dont la durée de vie est plus longue comme les arbres ou les arbustes souligne un chercheur. Ces différences de vitesse devraient conduire à un changement de la composition des communautés végétales et de leurs relations avec les espèces animales avec lesquelles elles interagissent. |