Article publié le 30 septembre 2009
Déforestation de l’Amazonie : Greenpeace accuse toute la filière de l’élevage
Le dernier rapport de Greenpeace sur le massacre de l’Amazonie est sans appel : après le soja, c’est aujourd’hui l’élevage qui est la première cause de déforestation de l’Amazonie (80%). En analysant toute la filière - élevage, viande, cuir, distribution -, l’association épingle au passage des industriels de la viande (Bertin, Mafrig), des distributeurs (Carrefour, Wal-Mart) et même de grandes marques internationales de textile (Adidas, Nike, Timberland).
Dès la publication du rapport, plusieurs de ces entreprises se sont engagées à ne plus s’approvisionner, pour la viande ou le cuir, auprès de fournisseurs jugés responsables de la déforestation. Ainsi, les antennes brésiliennes de Carrefour et de Wal-Mart ont décidé de suspendre leurs achats en provenance des exploitations mises en cause par le rapport Greenpeace et le Ministère public de l’Etat du Para. Elles ont aussi exigé de leurs fournisseurs les rapports GTA (guide de Transit Animal) ainsi qu’un plan d’audit indépendant et internationalement reconnu garantissant que les produits ne proviennent pas de zones de déforestation de l’Amazonie.
Même branle-bas de combat du côté des marques de textile. Nike a ainsi donné un an à ses fournisseurs pour mettre en place un système de traçabilité prouvant qu’aucun cuir ne provient d’une ferme responsable de la déforestation. Enfin, IFC, la filiale d’investissement privé de la Banque Mondiale, a annulé un prêt de 90 millions $ à Bertin, premier exportateur de cuir au monde et deuxième fournisseur de bœuf, pour un projet d’extension d’abattoirs présentant des risques pour l’environnement.
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