Le Portugal vient de connaître les conséquences catastrophiques des espèces invasives. Ainsi, la Salvinia, une sympathique plante aquatique vendue comme plante ornementale en dépit des dégâts considérables qu’elle a causés en Australie et aux États-Unis, y est devenue une véritable bombe à retardement. Un particulier, qui a acheté cette plante chez un pépiniériste, s’est aperçu que la retenue d’eau située sur sa propriété, à Odemira, était recouverte d’un épais tapis vert. Un biologiste de l’université de Lisbonne a très vite confirmé le risque de voir la plante se répandre dans le bassin du fleuve Mira (1600 km2 de superficie). La commune balnéaire d’Odemira a beau avoir essayé d’éradiquer la salvinia de la retenue d’eau, il reste encore des spécimens vivants. Pire encore, la salvinia est toujours en vente et ce qui s’est produit à Odemira risque de se reproduire n’importe où et à n’importe quel moment. |