Le programme REDD pour la Réduction des Emissions provenant de la Déforestation et de la Dégradation des Forêts, financé par l’ONU, assistera neuf pays, dont la Bolivie, l’Indonésie et la Zambie pour qu’ils établissent des systèmes de contrôle et d’évaluation de la superficie couverte par les forêts.
Ce programme doit permettre de mettre en place un système dans lequel les pays riches pourraient payer pour que les pays pauvres ralentissent le changement climatique en protégeant les forêts existantes. La déforestation pour le bois et les activités agricoles est aujourd’hui responsable de près de 20% des émissions de gaz à effet de serre. Les pays tropicaux font pression pour que le programme REDD soit incorporé au successeur du Protocole de Kyoto sur le changement climatique. Ils pourraient ainsi générer des crédits carbone échangeables en sauvant et en plantant des arbres. Une récente étude de la Mission Climat de la Caisse des dépôts souligne toutefois les questions qui restent en suspens pour l’utilisation des REDD. Il est encore difficile d’évaluer les stocks de carbone séquestrés par les forêts. Et, l’arrivée d’un grand nombre de nouveaux crédits pourrait déstabiliser le marché du carbone. Une baisse des prix du carbone pourrait alors réduire les efforts de réductions d’émissions.
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