Les sables d’Alberta (Canada) renfermeraient plus de 174 milliards de barils de pétrole. Seulement leur extraction risque, selon l’étude argumentée de l’écologiste Jeff Wells du laboratoire d’ornithologie de l’Université Cornell (Ithaca, New York), d’être fatale aux millions d’oiseaux migrateurs dont la reproduction se déroule dans les forêts boréales canadiennes. D’après les calculs des chercheurs, l’exploitation des 300 000 ha de forêts déjà programmée par les pétroliers, détruira l’habitat de 480 000 à 3,6 millions d’oiseaux adultes. Soit, en terme de descendance une perte de 4,8 à 36 millions de jeunes dans les vingt ans et de 9,6 à 72 millions d’ici 2050. A ces impacts directs il faut ajouter l’appauvrissement des cours d’eaux, la pollution des sols, la fragmentation des massifs forestiers et les émissions de CO2…Tous ces facteurs seraient responsables d’une perte de 166 millions d’oiseaux à l’horizon 2050 et de bien d’autres conséquences sur le reste de la faune. Les scientifiques appellent à un moratoire sur les projets en cours ou à venir pour réévaluer les impacts sur l’environnement. |