Newsletter Biodiversité et business

Article publié le 28 avril 2009


Ragondins, bernaches, écrevisses rouges de Louisiane… des espèces exotiques envahissantes et coûteuses !


Une équipe de chercheurs européens s’est intéressée à quantifier l’impact des espèces exotiques envahissantes sur les services rendus par la nature. En effet, la présence et souvent la domination d’espèces non indigènes perturbent le fonctionnement des services rendus par la nature tels que la pollinisation, la régulation du climat ou encore la filtration des eaux.
L’évaluation des pertes a permis d’établir pour l’Europe un palmarès des espèces envahissantes les plus nuisibles. En tête de liste arrive le ragondin pour les dégâts qu’il occasionne sur les récoltes, les berges et les digues mais aussi parce qu’il détruit les nids d’oiseaux aquatiques et est vecteur de transmission de la leptospirose, une maladie bactérienne. En Italie, sur la période 1995-2000, les chercheurs ont calculé que le coût des destructions provoquées par cet animal sur l’agriculture et les berges s’élevait à 11 millions d’euros.
Au total et sur le millier d’espèces envahissantes répertoriées, les dommages écologiques et économiques sont évalués à 12 milliards d’euros par an.
En démontrant que ces espèces ont un coût les chercheurs cherchent à faire réagir l’Union Européenne qui n’a, à ce jour, pas adopté de stratégie pour stopper leur prolifération. (L’étude a été publiée le 20 avril dans le magazine de l’Ecological Society of America)



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