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Solidarité : plusieurs entreprises se mobilisent pour offrir une nouvelle vie à la forêt des Landes
Gascogne Paper, acteur majeur de la filière bois-papier-emballage en Aquitaine, a lancé l’opération « Ensemble, replantons la forêt des Landes » pour mobiliser entreprises et particuliers en faveur de la renaissance du premier massif résineux d’Europe.
Plantée au cours des XVIIIe et XIXe siècles pour assécher les marais insalubres et préserver les terres littorales, la forêt des Landes a perdu près d’un tiers de sa surface totale (1,5 millions d’hectares) le 24 janvier dernier suite au passage de la tempête Klaus. « Pour que la forêt reprenne son rôle de régulateur naturel, il y avait urgence à sensibiliser tous les clients de la forêt des Landes sur ses enjeux économiques et environnementaux », explique Olivier Tassel, directeur général de Gascogne Paper.
Le groupe a réuni plusieurs entreprises autour de cette initiative. La chaîne de restauration rapide Quick propose ainsi à ses clients des sacs en papier kraft naturel, issu de la transformation des bois de la tempête, arborant le logo de la campagne avec un texte de sensibilisation à la catastrophe écologique qui a frappé la forêt des Landes. Un partenariat a également été mis en place avec les enseignes de bricolage Castorama, Point P, Gedimat, Panifrance, Réseau Pro, Weldom et Leroy Merlin. Gascogne s’engage à replanter un arbre pour chaque achat d’un produit de sa gamme Wood Products (parquets, lambris, tasseaux, etc.) chez l’un de ces partenaires.

Observation des baleines : une activité plus rentable et plus responsable que la chasse
Un nouveau rapport publié par l’IFAW (Fonds International pour la Protection des Animaux) fait état d’une augmentation massive de l’activité d’observation des baleines dans le monde au cours des dix dernières années.
L’an dernier, plus de 13 millions de personnes ont participé à cette activité dans 119 pays du monde, générant des ventes de billets et des recettes touristiques de 2,1 milliards de dollars. Le rapport révèle la montée fulgurante de ce loisir en Asie, Amérique du Sud, dans le Pacifique, les Caraïbes et en Europe. L’observation des baleines dépasse largement les scores globaux de croissance du tourisme sur la dernière décennie. On dénombre plus de 3 000 organismes d’observation des baleines qui emploient aujourd’hui près de 13 000 personnes dans le monde.
Peter Garrett, le ministre australien de l’Environnement, a salué ce rapport présenté par son pays lors de la dernière réunion de la CBI (Commission baleinière internationale) qui se tenait à Madère. « Les baleines valent beaucoup plus vivantes que mortes », a-t-il lancé.

Conservation de la biodiversité : l’UNESCO agrandit son réseau mondial de réserves de biosphère
L’organisation des Nations Unies a désigné 22 nouvelles réserves de biosphère qui viennent donc s’ajouter au réseau mondial qui en compte désormais 553 dans 107 pays.
Les réserves de biosphère sont des sites reconnus par l’UNESCO, dans le cadre de son programme sur l’Homme et la biosphère, pour la démonstration de nouvelles approches de gestion intégrée de la biodiversité et des ressources terrestres, côtières et marines.
La nouvelle « promotion » couvre tous les continents (excepté l’Amérique du Nord) et 17 pays. Parmi les nouvelles élues, citons la réserve de Vhembe (Afrique du Sud) au nord du Kruger national Park, réputée pour sa diversité biologique, la réserve Great Sandy (Australie) qui présente les plus grandes forêts pluviales poussant sur le sable, celle de Pachmarhi (Inde) qui abrite des réserves de tigres ou encore le Delta de l’Orénoque (Venezuela) qui héberge plus de 2 000 espèces de plantes et une faune terrestre et aquatique très variée.

La ville de Boulogne-Billancourt récompensée pour sa politique de préservation de la biodiversité ordinaire
Le 13e Grand Prix de l’Environnement des villes d’Ile-de-France a été remis à la commune de Boulogne-Billancourt dans la catégorie gestion environnementale de l’espace urbain. La ville a été primée pour ses actions de protection de la biodiversité menées dans le cadre du partenariat qu’elle a signé avec la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux).
Dans la ligne du Grenelle de l’Environnement qui a érigé la nécessité de protéger la nature ordinaire, Boulogne-Billancourt a décidé d’agir à tous les niveaux pour offrir des habitats favorables à la biodiversité et pour sensibiliser les Boulonnais à ces enjeux environnementaux. Trois programmes ont été déployés : réalisation par la LPO d’un diagnostic complet jusqu’à la fin de l’été du patrimoine écologique et faunistique, mise en « Refuges LPO » de deux espaces verts et lancement d’actions pédagogiques auprès des jeunes dans les écoles et les centres de loisirs.

Espèces invasives : le Portugal menacé par une plante aquatique
Le Portugal vient de connaître les conséquences catastrophiques des espèces invasives. Ainsi, la Salvinia, une sympathique plante aquatique vendue comme plante ornementale en dépit des dégâts considérables qu’elle a causés en Australie et aux États-Unis, y est devenue une véritable bombe à retardement.
Un particulier, qui a acheté cette plante chez un pépiniériste, s’est aperçu que la retenue d’eau située sur sa propriété, à Odemira, était recouverte d’un épais tapis vert. Un biologiste de l’université de Lisbonne a très vite confirmé le risque de voir la plante se répandre dans le bassin du fleuve Mira (1600 km2 de superficie). La commune balnéaire d’Odemira a beau avoir essayé d’éradiquer la salvinia de la retenue d’eau, il reste encore des spécimens vivants. Pire encore, la salvinia est toujours en vente et ce qui s’est produit à Odemira risque de se reproduire n’importe où et à n’importe quel moment.

La chasse aux trophées : un loisir qui coûte cher aux lions et aux pumas
Chassés pour la satisfaction de ramener un trophée, les grands félins comme les lions et léopards en Afrique ou les pumas en Amérique du Nord feraient doublement les frais de ce loisir qui vise en priorité les mâles adultes.
Selon une étude réalisée par des chercheurs de l’université du Minnesota, les populations de lions et de pumas souffriraient ainsi d’infanticides. Chez ces espèces, la disparition d’un mâle pousse en effet un autre mâle à tuer les petits du disparu pour se reproduire avec la femelle restée seule. Le succès de la chasse sportive et les tirs des communautés locales visant à protéger leur bétail pèsent donc lourd sur les populations de félins. Le nombre de lions vivant en liberté en Afrique est aujourd’hui estimé à moins de 30 000, soit 45 à 70% de moins qu’il y a 15 ans.

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